Mal au dos : et si nous avions perdu nos instincts?

Mal au dos : et si nous avions perdu nos instincts?

Les douleurs de dos pourrissent la vie d’un grand nombre de personnes. Cherchons un remède pour inverser la tendance.

Les douleurs de dos continuent à progresser. C’est un fait indéniable!

Elles progressent en nombre, en intensité, et surtout elles bloquent des parcours de vie!

Il doit bien y avoir une raison! Ou plutôt plusieurs raisons. En tous les cas, nous pouvons au moins dire que les techniques de soin existantes ne fonctionnent pas, ou mal… Et que ces douleurs pourrissent réellement la vie de ceux qui les vivent au quotidien!

Si vous connaissez la méthode “Intelligence du mouvement©”, vous savez qu’une des bases de notre méthode est de trouver l’origine, la cause des symptômes ou des problèmes.  Nous travaillons beaucoup à comprendre et vous enseigner les causes ou origines des douleurs de dos. Alors que veut dire « perdre nos instincts » ?

Notre manière de bouger a perdu son côté naturel, s’est éloignée de la physiologie de base de notre corps. Il est même devenu nécessaire de trouver un sens au fait de bouger.

Explications

  • Nous avons de moins en moins besoin de bouger dans le cadre de notre survie. La technologie, les différents outils mis à notre disposition, limitent nos besoins de mouvement. Le sport a remplacé le mouvement instinctif. Pratiquer une activité sportive est donc utile! Mais encore faut-il comprendre le sens de la pratique sportive, et ne pas le transformer en dictat…
  • Notre cerveau est économe : moins nous bougeons, plus il enregistre ce fait comme un moyen de survie et le transforme facilement en habitude.
  • Notre cerveau aime les routines et les habitudes. Si nous bougeons peu, il s’en contente, en prend l’habitude, et s’en satisfait.

Beaucoup de croyances limitantes se sont insinuées dans notre quotidien et entretiennent nos douleurs sans que nous en percevions l’importance :

  • Nous pensons souvent à tort que seuls les professionnels de santé peuvent nous sauver. La prévention n’est pas réellement rentrée dans la philosophie des soignants. Les pouvoirs publics ne la valorisent pas, les soignants n’ont pas beaucoup de temps à consacrer à leur patient dans un système économique déviant, leur formation les incite plus à sauver qu’à prévenir.
  • L’enseignement de la posture est privilégié par rapport à l’éducation du mouvement et du geste.
  • Il existe une tendance à remplacer le mouvement par l’idée de la force : se muscler est devenu une méthode sensée se substituer au manque de mouvement. Pourtant, “force sans souplesse n’est que ruine du corps!”
  • Un nombre important de croyances semblent insignifiantes et ont pourtant un impact fort sur la santé de notre dos. Visitez notre chaîne YouTube, vous trouverez plusieurs vidéos courtes sur certaines de ces croyances.

Mais alors, que faire pour diminuer ces douleurs à impact fort sur notre vie de tous les jours ?

Quelques pistes :

Mouvements et jeux
  • Redevenez acteur de votre santé : les professionnels de santé sont là pour vous soigner, et aussi vous aider et vous guider. Mais votre équilibre physiologique de base dépend de vous! Nous sommes là pour vous guider et vous accompagner sur ce chemin. Contactez-nous, nous avons des solutions sur mesure.
  • Retrouvez le plaisir du mouvement : ne pensez pas à bien vous tenir, mais pensez à bouger avec fluidité et plaisir. Gagnez en souplesse, en sensations agréables, et retrouvez vos jeux d’enfants. Privilégiez le plaisir par rapport à la performance mais n’hésitez pas parfois à accepter le plaisir de la performance.
  • Restez en mouvement durant certaines périodes d’activité statique : travailler à un bureau, agir debout immobile, piétiner… Toutes ces actions ne doivent pas entraîner de perte de mobilité globale. Vous pouvez au contraire en profiter pour vous faire du bien, au corps comme au mental. Dans notre programme “Aimez votre dos” , nous vous enseignons comment transformer certains actes de la vie courante en actes thérapeutiques. Et notre siège ergonomique  est conçu exactement pour vous aider à rester en mouvement pendant que vous travaillez à un bureau.
  • Profitez pleinement des périodes de repos, soit pour votre détendre totalement sans aucune contrainte posturale, soit pour entretenir votre corps tout en faisant autre chose.
  • Entretenez votre corps et votre mental dans le plaisir. Non seulement ça diminue les douleurs de dos ou d’ailleurs, mais ça augmente l’immunité globale.
  • Créez des routines agréables et éduquez votre cerveau comme un enfant gentil. Donnez-lui de bonnes habitudes, aidez-le à vous protéger naturellement dans une société en mutation. 
Comment et quand enseigner la respiration aux élèves d’instruments à vent ?

Comment et quand enseigner la respiration aux élèves d’instruments à vent ?

Comment et quand enseigner la respiration aux élèves d’instruments à vent est une question récurrente de la part des professeurs de musique.

Je vous livre ici le mémoire de Diane qui va certainement vous donner des pistes intéressantes.

J’ai eu la chance d’être sa directrice de mémoire durant ses études au pôle supérieur de Dijon. Diane s’est montrée passionnée et enthousiaste pour construire son mémoire.

Je la remercie de m’autoriser à en faire profiter beaucoup d’entre-vous.

N’hésitez pas à poser des questions après cette lecture afin de compléter vos informations. 

Bonne lecture!

Mal au dos : et si nous avions perdu nos instincts?

Vous avez mal au dos ?

Vous avez mal au dos ?

Ne jamais savoir d’où vient la douleur

Une des choses horrible dans le mal de dos, c’est la difficulté à savoir quand et comment cette douleur va apparaître. 

Parfois elle est permanente… Elle ne s’arrête jamais et use les forces dans la lutte pour tenir.

Parfois, tout va bien, et tout à coup sans prévenir, une douleur fulgurante vrille le corps des pieds à la tête. 

La peur est là, rien de l’arrête. Cette douleur est très anxiogène! 

Parfois le repos est efficace, mais pas tout le temps.

Parfois le sport améliore mais ça ne dure pas…

C’est du vécu!

Certes, j’ai soigné des milliers de personnes tout au long de ma carrière, et ils m’ont raconté comment leurs douleurs leur gâchait la vie. je les ai vu souffrir. Et j’ai aussi vu comment leur guérison les transformait! 

Mais le mal de dos fait aussi partie de mon histoire. 

J’avais 19 ans quand j’ai eu mon premier lumbago. J’étais en première année d’études de kinésithérapie. Et non! Être kinésithérapeute n’immunise pas contre le mal de dos! 

En vacances en famille, un banal faux-mouvement lors d’une pratique sportive m’a fait découvrir les joies de ne plus pouvoir faire un mouvement sans douleur! 8 jours sur la plage à regarder les autres bouger, sauter, rire et galoper dans tous les sens. 

C’était mon premier lumbago, ce n’était pas le dernier. 

Pendant 17 ans, j’ai eu un à deux lumbagos par an. L’horreur! 

Depuis l’âge de 36 ans, plus aucune douleur de dos!! 

Et je sais exactement pourquoi et comment je m’en suis sortie! 

Mais certainement pas par les séances de kinésithérapie classiques…

Ce n’est donc pas une fatalité! C’est LE MESSAGE que je veux faire passer ici.

CE N’EST PAS UNE FATALITÉ!

Je me rappelle le témoignage de cette patiente, qui a totalement guéri d’une sciatique très intense. A la fin de ses séances de kinésithérapie elle me dit la phrase suivante : “Je sais exactement à quel moment j’ai commencé à guérir! C’est quand vous m’avez dit que je pouvais guérir et que j’ai lu dans vos yeux que vous y croyiez!” Joli non ? 

Le nombre de facteurs intervenant dans la guérison est grand. Il n’y a pas de miracle, juste une compréhension logique des causes et des enjeux, et des actions ciblées.  

C’est ce que nous proposons d’échanger dans ces pages. 

J’ai cessé de soigner pour faire autre chose : apprendre aux personnes qui le désirent à devenir acteurs de leur propre santé et bien-être. 

Je me suis associée avec Sophie – ostéopathe – afin de mutualiser nos connaissances et vous apporter des solutions innovantes.

La société Smart Movements était née. 

Comment et quand enseigner la respiration aux élèves d’instruments à vent ?

Musiciens : comment choisir une activité sportive adaptée à vos besoins ?

Musique et sport…

Colloque à la Haute école de musique de Lausanne en janvier 2020.

Ravie d’avoir participé à ce colloque. Conférences et ateliers se sont succédés.

Au programme : une subtile comparaison entre les sportifs et les musiciens de haut niveau.

La présence et le témoignage de sportifs de haut niveau ajoutait une note de sincérité à ce colloque.

Leur incrédulité face à la réalité de la vie des musiciens était intéressante à entendre. La solitude, le travail acharné et technique permanent, la non prise en compte du corps… Voilà les grands défis permanents, non pas à relever, mais à transformer! 

L’entrainement des sportifs évolue! Faisons évoluer la pratique musicale. 

Peut-on relever ce défi pour les musiciens de haut niveau ? L’évolution des techniques, une pratique différente, plus respectueuse du corps et du cerveau – les neurosciences nous enseignent de belles choses… Je crois que nous pouvons le faire! Nos musiciens méritent d’être accompagnés, encadrés, chouchoutés, coachés mentalement et physiquement. 

Une question de moyens ? Pas seulement.

Qu’en pensez-vous ?

Osons des idées innovantes! 

Durant le colloque à Lausanne, une chose m’a interpellée : les sportifs ont décrit comment, depuis quelques années, ils diminuent le travail technique pur lié uniquement à leur sport, au profit d’un entrainement toujours aussi intensif, mais plus varié. Du style sport annexe, pratique artistique, activités de groupe… Ils ont décrit ainsi une efficacité accrue de leur entrainement avec moins lassitude, plus de plaisir, plus d’efficience. 

Les neurosciences sont en train de mettre en évidence l’importance pour le cerveau de à la fois s’appuyer sur des actes répétitifs, ET découvrir sans cesse des choses nouvelles car le cerveau adore apprendre. 

Comment serait-il possible d’utiliser cette force dans l’apprentissage ou “l’entrainement” du musicien ?

Une autre idée serait dans l’amélioration de la transversalité entre les différents instruments. 

Personnellement, dans le but d’aider mieux les musiciens, j’ai passé du temps à prendre un cours de plusieurs instruments (le plus grand nombre possible) afin de comprendre les difficultés techniques spécifiques de chaque instrument et ainsi comprendre des axes d’aide importants pour chaque type d’instrument. 

Durant cette période, j’ai pris énormément de plaisir à découvrir les sensations données par chaque type d’instrument…

Je pense que les musiciens sont tellement spécialisés dans leur instrument dans un but de performance, que le fait de pratiquer très ponctuellement un autre instrument, juste pour gagner en sensations, sans objectif de performance, pourrait être une récréation très salutaire pour votre cerveau. 

La comparaison entre les sportifs et les musiciens ne date pas d’hier.

Très pertinente sur certains points, cette comparaison me paraît inefficace sur d’autres points.

Très peu de sports sont aussi statiques que la pratique musicale. Le tir à l’arc est certainement le sport qui se rapproche le plus corporellement de la pratique instrumentale : une position statique très précise servant la précision du geste.

La pratique sportive est en effet globalement orientée essentiellement en direction de la force utilisée pour le déplacement dans l’espace.

Le corps du musicien, lui, doit tout au contraire s’adapter à une position de départ (que nous appelons la position zéro dans nos formations) très statique dans le but de donner des bons points fixes aux parties utiles au jeu instrumental.

A la base, le corps humain est plutôt construit pour l’efficacité dans le déplacement dans l’espace plutôt que dans une pratique précise de façon statique.

Et cette différence va obliger le musicien à s’adapter à cette contrainte physique contraire à sa physiologie de départ.

Ensuite, une fois cette comparaison établie, nous pouvons aussi comparer l’évolution des apprentissages et des manières de pratiquer. 

Là où le sportif a été obligé de tenir compte du fonctionnement du corps durant le geste sportif, le musicien n’a pas été assez initié à ce concept : le corps est l’instrument que tous les musiciens ont en commun, et la manière de l’utiliser va influencer le son, la santé, et l’expression artistique. Et pourtant il est le plus souvent mal utilisé.

Vous pouvez donc apprendre de la pratique sportive… Mais il est mieux de ne pas faire certaines passerelles. La force par exemple n’a pas sa place. Ce n’est pas la force qu’il faut développer! Force sans souplesse n’est que ruine du corps!

Voyons plutôt la pratique sportive comme un prérequis à une bonne santé physique et mentale. 

Quel sport pratiquer plutôt qu’un autre pour un musicien ? 

Intéressant sujet! 

Une question m’est souvent posée : quel sport pratiquer quand on est musicien ? 

J’ai toujours été surprise par le rapport du musicien au sport… Tout en sachant que c’est un prérequis à une bonne santé, les freins sont nombreux. Le temps est certainement une des principales causes d’absence de pratique sportive. Mais il y a aussi le fait de ne pas savoir quelle activité choisir en pleine conscience…. Cela rend le musicien passif face à cette question. Et le plus souvent, il procrastine sur ce choix et ne prend pas de décision tout en ressentant une certaine culpabilité de ne pas passer à l’action. 

Pour avancer, il devient important d’être capable de répondre à ces 3 questions : pourquoi ? Quel sport ? Dans quelles conditions ? 

Pourquoi ? 

Parce que c’est bon pour la santé, autant physique que morale. Et du coup, parce que c’est bon pour la musique! 

Le musicien est fragile face au manque d’activité physique pour 2 raisons principales : 

  • l’utilisation très statique du corps pendant des temps exagérément longs
  • la spécialisation à outrance des gestes tout au long de la carrière le poussant à sublimer des zones d’activité au détriment d’autres… Or, le cerveau a besoin d’un fonctionnement systémique. Sinon il se désorganise aussi bien mentalement que physiquement. De nombreuses pathologies dont les musiciens peuvent être victimes en sont la conséquence. Et les difficultés de progression ou d’exécution, le trac, sont aussi directement liés à ce phénomène!

Nous pouvons ainsi en déduire que la pratique sportive va aider le musicien sur de nombreux plans. Et que cela doit impérativement être une aide et pas une contrainte supplémentaire! L’idée n’est donc surtout pas de se remettre dans une idée de performance! Le “sport plaisir” est l’idée de base, même si vous n’êtes pas sportif. 

Quelle activité pratiquer ?

Toujours dans l’idée de pratiquer une activité sportive en annexe de votre pratique instrumentale, nous arrivons aujourd’hui à la seconde question : quelle activité pratiquer ?

Je voudrais vous raconter l’histoire de Julie… 

Julie est pianiste et elle a 25 ans. Je l’aide depuis quelques mois pour une tendinite persistante à la main droite.

Au cours du traitement, elle prend conscience combien son corps est habitué à travailler certaines zones et pas d’autres. Elle prend conscience combien elle néglige certaines parties de son corps, celles qui semblent ne pas être utiles directement au jeu instrumental.

Et un jour Julie arrive, et me dit la chose suivante : “j’ai décidé, je vais me mettre au sport. Je vais aller nager au moins deux fois par semaine.”

Je regarde Julie avec intérêt, et je lui pose la question suivante : “Julie, aimez-vous l’eau ?”

Surprise par ma question, elle réfléchit quelques secondes, semble quelque peu désorientée, puis me dit : “non en fait je n’aime pas l’eau !”

Bien évidemment, ma réponse est immédiate : “pourquoi aller nager alors?”

“Parce que l’on m’a dit que la natation était très bonne pour la santé. Et que avec la natation, je ne risquais pas d’abîmer mes mains.”

À travers cette histoire vraie, vous pouvez réaliser à quel point un choix arbitraire risque de vous amener tout simplement… À ne jamais pratiquer d’activité sportive.

La motivation est le premier moteur à toute activité.

Et pratiquer une activité parce que c’est bon pour la santé, n’a jamais été une motivation suffisante pour permettre de la pratiquer avec assiduité dans le temps. 

Pour terminer l’histoire de Julie, nous avons discuté de ses goûts, de ses sensations. J’ai essayé de l’aider à se projeter et à visualiser ce qu’elle aime réellement faire comme activités en dehors du piano. Julie adore être dehors et pratiquer plutôt des activités relativement calmes. Son choix s’est donc porté vers le tir à l’arc en campagne. Elle a pris énormément de plaisir à aller marcher entre les différentes cibles, ajuster son tir, sentir son corps se préparer à lâcher la flèche avec la bonne tension. Et ensuite elle m’a réellement transmis comment pratiquer cette activité l’avait aidée dans sa concentration, et dans sa juste tension au piano. Et surtout combien elle avait pris plaisir à pratiquer une autre activité qui lui faisait du bien au sens général du terme. 

Peut-être pensez-vous que le choix de Julie de pratiquer du tir à l’arc en campagne est assez étrange comme choix d’une activité sportive.

Il est vrai que souvent, dès que l’on pense activité sportive, on pense efforts soutenus, développement de force, transpirer, et peut-être même en baver un peu.

Et si nous pouvions juste accepter d’être plus doux avec nous-mêmes, d’écouter nos aspirations et nos besoins, de prendre le temps de réfléchir à ce qui est réellement bon pour nous ?

Avant de vous lancer dans une activité sportive quelconque, n’oubliez pas de vous interroger sur ce que vous aimez vraiment, et quelles sont vos besoins personnels.

Pensez dans la durée, et éventuellement faites-vous aider juste par une oreille bienfaisante, afin de faire un choix plus conscient, plus adapté, et qui pourra réellement vous apporter du bienfait sur le long terme.

Si contrairement à Julie vous aimez les efforts soutenus, vous aimez transpirer et bouger fort, alors surtout ne vous gênez pas. L’essentiel est de pratiquer l’activité de votre choix, celle qui sera bonne pour vous et uniquement pour vous.

Vous voyez que je ne peux pas vous apporter de réponses précises sur le choix d’une activité sportive. Mais si aujourd’hui je vous aide à réfléchir plus consciemment, j’ai rempli ma mission.

Dans quelles conditions aimeriez-vous pratiquer une activité sportive ?

Il est possible que la réponse à cette question ait une influence sur le choix de l’activité que vous allez pratiquer. 

Et la prise en compte du facteur temps va être capitale. 

Mon expérience avec les musiciens me montre à quel point le facteur temps influe sur sa vie entière.

Il ne faut pas se leurrer, même s’il est possible et même souhaitable de diminuer parfois le temps de travail technique à l’instrument, rien n’est magique et le temps passé à l’instrument est un facteur d’amélioration incontournable du jeu instrumental. 

Les musiciens qui réussissent à prendre plaisir dans leur art et parviennent à en vivre, ont le plus souvent créé une discipline personnelle bien pensée.

Mais même si le temps passé à l’instrument est un facteur non négociable pour progresser et toucher l’excellence, il est également nécessaire d’apprendre à le gérer.

Lorsque l’on parle de gestion du temps, le plus souvent vous pensez : combien de temps de technique, combien de temps pour pratiquer chaque oeuvre, de combien de temps ai-je besoin pour me préparer à un concert, une audition, un examen ?

Or, nous l’avons vu, penser à entretenir son corps et la santé de son cerveau est capitale.

Les neurosciences, encore une fois, montrent à quel point le cerveau a besoin d’être multitâche, c’est-à-dire qu’il a du mal à se satisfaire sur le long terme de ne faire qu’un seul type d’activité.

Il est ainsi aisé d’en déduire que pratiquer une autre activité que l’activité musicale n’est pas du tout une perte de temps. 

Mais, comme la discipline va être de mise une fois de plus pour introduire cette activité dans votre emploi du temps, ce facteur ne doit pas être pris à la légère. Sous peine d’échouer dans ses bonnes résolutions relativement rapidement. 

Je n’ai qu’un seul conseil : soyez gentils avec vous et en même temps lancez-vous pour tenter de découvrir, par la pratique, comment vous pouvez intégrer ce qui vous plaît dans votre emploi du temps de façon crédible.

Car une fois de plus, le risque est d’échouer sur le long terme. Et ce serait vraiment dommage, parce que vous risquez alors de renoncer à toute activité autre que votre pratique instrumentale uniquement à cause d’une mauvaise expérience se transformant en croyance limitante dans la durée. 

Mémorisez-vous le travail fait jusqu’à cette étape : vous avez compris qu’une activité sportive était indispensable à votre bien-être, vous avez réfléchi au type d’activité que vous vouliez pratiquer, et vous risquez juste d’échouer à la troisième étape : celle de l’intégration dans votre emploi du temps.

Quel dommage !

À cette étape, j’ai deux conseils à vous transmettre :

 – commencez doucement. Ne vous disciplinez pas trop vite, testez vos sensations, et ne cherchez pas un résultat immédiat si ce n’est juste une recherche de plaisir. Généralement, les grandes décisions du type : “je vais pratiquer cette activité deux fois par semaine dans telle tranche horaire”, ont toutes les chances d’échouer sur le long terme. Le changement est bien trop brutal pour votre cerveau et votre corps. Et votre emploi du temps se retrouve bousculé beaucoup trop vite. Alors que si vous tentez progressivement de trouver du plaisir dans les moments que vous choisissez, votre cerveau va pouvoir quémander cette activité comme une nécessité pour se sentir bien.

 – n’hésitez pas à ESSAYER, juste essayer. Si vous ne vous fixez pas des objectifs trop ambitieux, vous pourrez accepter d’ajuster vos choix et de voir éventuellement vos erreurs juste comme des expériences. Si vous choisissez de modifier votre choix quand au type d’activité, ou à la manière de la pratiquer, vous ne le verrez pas comme un échec, mais comme une expérience qui vous amènera au juste choix. 

Avec plaisir pour échanger avec vos expériences…

Mal au dos : et si nous avions perdu nos instincts?

Accueillir les sensations

Mal au dos ou ailleurs ? 

L’été, les vacances… la période idéale pour habiter votre corps.

Pas besoin de prendre un temps spécial… juste prendre le temps! 

Pas de technique, pas d’exercice à pratiquer… Juste accueillir! 

Lâcher l’effort, accueillez l’aisance. 

Lâchez la discipline, accueillez la joie. 

Lâchez le mental, accueillez les sensations… 

 


Un bon exemple : marcher dans le sable.
Marcher dans le sable ne représente pas l’effort que nous imaginons. Lâchez l’effort et accueillez les sensations!

Regardez cette vidéo

Sol mou, pied tout mou – Sol ferme, pied ferme. le pied s’adapte. Si il s’adapte, il fait son travail et vos articulations au-dessus ne sont pas sollicitées. Vous êtes libres!!! Et vos genoux, votre dos, votre cou, vos épaules se libèrent. Accueillez le plaisir du mouvement fluide. 

Notre pied, ce méconnu... Il aide notre dos tout au long de la journée!
La zone motrice la plus mal utilisée à notre époque!
Voûtes de pieds, semelles, bonnes chaussures… Mais connaissez-vous toutes les implications de ces mots ? 
En tentant de l’aider, nous le maltraitons.
Et nous maltraitons le reste de notre corps en sous-utilisant nos pieds. 
Mal au dos, mal aux épaules ? Utilisez mieux vos pieds.

Un premier pas : assouplissez vos pieds en marchant dans le sable. 
Essayez, c’est divin.
Quand nous marchons dans le sable, nous ne musclons pas nos pieds, nous les assouplissons, nous les rendons adaptables… Et c’est un vrai besoin!